Vendredi 12 juin 2009
Une chasse d'eau traditionnelle utilise 9 litres d'eau à chaque chasse. Un réservoire à double débit, consomme au choix 6 ou 3 litres d'eau, ce qui représente une double économie conséquente pour l'environnement comme pour le porte monnaie.

Au Japon, certains immeublesjouissent d'équipements qui permettent de récupérer les eaux usées issues de la douche ou de la vaisselle pour les utiliser une seconde fois dans les chasses d'eau avant de les évacuer. Une manière intelligente de recycler l'eau, de lui offrir une seconde vie.  Un système aussi ingénieux que sensé et responsable. Pourtant, il n'a pas encore fait son apparition chez nous, où les toilettes sont alimentées en eau potable. Un luxe (esthétique ? débile ?) inutile qui représente tout de même 26 % de l'eau potable consommée par nos foyers.

Astuce

En plaçant une brique ou une bouteille pleine de sable (ou d'eau) dans le réservoire de vos toilettes, vous réduirez immédiatement le volume évacué à chaque utilisation et épargnerez ainsi jusqu'à 4000 litres d'eau par an.

Troquer votre chasse d'eau classique contre un système à double poussoir ne vous coutera guère plus de 10 euros.
Par Fleur - Publié dans : Les gestes qui sauvent
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Jeudi 11 juin 2009
N'en déplaise à nos chers concitoyens et autres politiciens qui déclament à tort et à travers que l'énergie nucléaire est une forme d'énergie "verte", la consommation massive d'énergie liée à notre mode de vie et nos habitudes de consommation engendre des pollutions désastreuses et une production excessive de déchets.

Les déchets issus de la production d'énergie nucléaire représentent une charge considérable pour notre planète, puisque leur radioactivité perdurera durant des milliers d'années : de 30 ans pour les déchets radioactifs à vie dite "courte", à plusieurs millions d'années pour les autres. A titre d'exemple, la demi-vie (c'est à dire le temps nécessaire pour que la moitié d'une quantité de matière ne génère plus de rayonnement toxique) de l'Uranium 238 est de 4,5 milliards d'année.

A l'heure actuelle, la Terre héberge 442 réacteurs nucléaires, tandis qu'une 40 aine d'autres sont déjà en construction. Ces réacteurs ne produisent que 17% de l'électricité mondiale, mais en revanche, ils génèrent 12000 tonnes de déchets radioactifs chaque année. Le stock atteindra 200 000 tonnes en 2010.

A noter

A ce jour, il n'éxiste aucune solution fiable long terme pour la gestion des déchets radioactifs.

Les déchets nucléaires à vie dite "courte" sont compactés, placés dans des fûts métalliques et stockés dans des cellules en béton baties sur des couches argileuses et recouvertes de terre.
Les déchets nucléaires à "vie longue" (supérieure à 30 ans) refroidissent quelques années dans les bassins de la centrale nucléaire, puis sont piégés dans du verre et placés dans des conteneurs en acier à la Hague.

Il s'agit donc d'entreposer ces reliquats de notre consommation, sans garantie aucune de sécurité, mais avec une certitude d'accumulation au fil du temps excessivement problématique. L'utilisation du nucléaire repose donc essentiellement sur une politique de l'autruche bien ancrée.

En clair

L'énergie nucléaire représente une menace très concrète pour l'humanité et pour la planète. L'inhalation de quelques dizaines de millionème de grammes de plutonium, par exemple, peut provoquer un cancer létal des poumons. Il est indispensable de réduire (de supprimer ?) la part du nucléaire dans notre consommation.

Les énergies renouvelables restent minoritaires dans les infrastructures mises en place en France (seulement 12% de la consommation). En terme de conception de l'habitat, la France a plus de 20 ans de retard sur certains pays scandinaves qui encouragent le développement des maisons "passives" (qui ne nécessitent aucun apport énergétique et s'autosuffisent complètement - ni chauffage, ni électricité, ni climatisation)

Il vous incombe d'encourager vos proches, votres commune, votre département, votre région à installer des panneaux solaires, des éoliennes, des ampoules fluocopactes, et dans l'ensemble, du materiel au minimum efficace, pour la consommation de ses infrastructures.
Par Fleur - Publié dans : Les gestes qui sauvent
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Mercredi 10 juin 2009
Les engrais chimiques contiennent de l'azote, du phosphore, du potassium, nécessaires à la croissance des plantes. Cependant, il leur manque souvent des éléments tout aussi indispensable tels que le calcium, magnésium, oligo-éléments...

Sachez que ces substances peuvent être avantageusement remplacés par des alternatives naturelles présents dans le compost. D'autant plus que les résidus (nitrates et phosphates) présents massivement dans les engrais chimiques glissent dans les nappes phréatiques et les cours d'eau. Ils provoquent alors pollution et prolifération de certains végétaux aquatiques qui, tels de mauvaises herbes, accaparent l'oxygène disponible et provoquent la disparition de la vie animale et d'autres végétaux indispensable pour la préservation de l'écosystème.

Si vous disposez d'un jardin, vous pouvez composter les déchets organiques de vos ordures ménagères.

Le compost obtenu est un engrais efficace, qui améliore durablement la structure et la fertilité du sol. Il augmente aussi sa capacité à retenir l'air et l'eau, et à freiner l'érosion. Il permet également de réduire la production d'ordures ménagères nécessitant un traitement collectif. Moins de volume de déchets > moins de camions sur les routes > moins de déchets incinérés ou mis à la décharge.
Si les foyers français avaient le réflexe de composter les tontes d'herbe, les déchets de cuisine et les feuilles mortes, la quantité totale de déchets seraient réduite de 20%.

1 kilo de déchets organiques fournit 300 gr de compost.

Quels éléments valoriser ?

Quasiment tous les déchets organiques produits par une famille :

  • Les déchets de repas : épluchures, coquilles d'oeufs, marc de café, filtres en papier, pain, laitages, croutes de fromage, restes de viande, fanes de légumes, fruits et légumes abîmés...
  • Les déchets de jardin : tontes de gazon, feuilles mortes, fleurs fanées, mauvaises herbes...
  • Les déchets de maison : mouchoirs en papier, essuie-tout, cendres de bois, copeaux, papier journal, plantes d'intérieur...
  • Les déchets plus difficiles à composter : tailles, branches, os, noyaux, trognons de chou, certaines mauvaises herbes...
Le compostage en tas

Regroupez vos déchets directement sur le sol afin de former un tas d'une hauteur variable (de 50 cm à 1,5 m). Cette technique présente plusieurs avantages, notamment, aucune contrainte de volume, mais aussi une accesibilité immédiate.

Le compostage en bac

On trouve dans le commerce des composteurs aussi appellés "silo à compost", qui se présentent sous la forme d'une structure en bois, en métal ou en plastique. Il contiennet un volume réduit de déchets et limite les effets de surface tels que l'assèchement ou le refroidissement.

Les composteurs sont vendus dans les jardineries, les quincailleries et les grandes surfaces. Ils sont parfois proposés par les collectivités locales. Privilégiez la marque NF-Environnement "composteurs individuels de jardin", qui vous apporte des garanties sur la qualité du materiel.
Par Fleur - Publié dans : Les gestes qui sauvent
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Mardi 9 juin 2009
L'habitat est une des principales sources d'émission de gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Ces gaz à effet de serre sont lié à notre consommation énergétique.

Sachez que les deux tiers de l'énergie consommée dans l'habitat servent à l'eau chaude et au chauffage. Nos logements sont souvent surchauffés, tandis que la température de la salle de séjour idéale est de 20°c, et qu'il est reconnu que le sommeil est idéal dans une athmosphère chauffé à 18°c.

En résumé

Chaque degré supplémentaire de chaleur occasionne 7 à 11% d'énergie en plus (avec une isolation classique). N'en abusez donc pas, ne chauffez que les pièces habitées (fermez les portes des cagibis et placards) et couvrez-vous davantage plutôt que de monter le chauffage.
Par Fleur - Publié dans : Les gestes qui sauvent
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Lundi 8 juin 2009
Par l'expression "empreinte écologique", on désigne la somme des ressources que l'homme utilise individuellement pour ses activités (alimentation, hygiène, transports, habitat...)
L’empreinte écologique vise à traduire de manière facilement compréhensible l’impact d’activités humaines sur les écosystèmes et la planète. Elle se mesure généralement en surface (hectares par individu, ou hectares consommés par une ville ou un pays pour répondre à ses besoins, par exemple).

Plus précisément, l'empreinte écologique quantifie la surface planétaire nécessaire à un individu (ou une population) pour produire les principales ressources consommées par cette population, et pour absorber ses déchets.
L'empreinte écologique peut aussi être utilisée pour donner une mesure des impacts d'activités de production comme l'élevage ou la construction d'objets tels qu'une voiture, un ordinateur ou un téléphone portable.

Cette échelle virtuelle de dégradation traduis néanmoins une réalité très concrète.

Quelques repères (pour le début des années 2000)

 

La moyenne mondiale de l'empreinte écologique est de 2,5 ha par personne.

 

Un Européen a besoin de 5 ha pour maintenir son niveau de vie. En clair : ses choix de vie vont couter 5 hectares à la planète, et en aucun cas cette surface ne sera remplacée ; elle est définitivement souillée. La surface de la planète n'étant pas extensible, nous pouvons considérer que si tout le monde consommait autant qu'un Européen, il faudrait l’équivalent de deux planètes supplémentaires. 

 

Un Américain du Nord a besoin du double d'un Européen pour maintenir son niveau de vie. Si tout le monde consommait comme un Américain, il faudrait cinq planètes supplémentaires.

 

En Asie, l'empreinte écologique était encore au-dessous du niveau de la capacité biologique de la Terre il y a quelques années. Mais c'est en Asie que l'on trouve les populations les plus importantes, et les plus forts taux de croissance, notamment en Chine et en Inde. Comme ces pays commencent à adopter un mode de vie occidental, avec une utilisation massive d'énergies fossiles et de matières premières, surtout en Chine et en Asie du Sud-Est, cela peut représenter un danger global.

 

En résumé

L'empreinte écologique correspond à la superficie géographique nécessaire pour subvenir aux besoins d'une ville et absorber ses déchets. Le modèle de consommation largement encouragé (voir préconnisé) par nos pays soit disant "développés" n'est pas un modèle de développement durable.

La sauvegarde de notre ecosystème commence par la compréhension de notre impact sur la planète, la mobilisation des individus pour une action individuelle et globale, mais aussi l'éducation et la rééducation de nos concitoyens et des nouvelles générations. Les enfants se montrent souvent très receptifs à cette cause, et il est facile de leur inculquer des bons reflexes écologiques.

Vous pouvez commencez par calculer votre propre empreinte écologique et apprendre à la réduire par de nombreux gestes simples et efficaces que vous trouverez notamment sur ce site.



Par Fleur - Publié dans : Des vérités qui dérangent
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